Phobie scolaire

Votre enfant refuse d’aller à l’école. Comment réagir ?

 

Il n’est pas facile de comprendre un enfant qui refuse d’aller à l’école. Pourtant, cette phobie scolaire touche de nombreux enfants et adolescents.
Il est nécessaire de l’identifier, pour pouvoir aider l’enfant à dépasser cette angoisse.

Le milieu scolaire peut être une souffrance pour les enfants, adolescents qui sont victimes de cette phobie, une cause de grandes difficultés.

 

Comment se repère la phobie scolaire ?


Des maux physiques accompagnent souvent le refus d’aller à l’école, mal au ventre, à la tête, envie de vomir….mais également dans les actes, vomissements, diarrhées… D’autres facteurs interviennent également et votre médecin peut vous aider à identifier le problème en vous apportant son diagnostic. Il vous aidera à faire la différence entre une phobie scolaire et une école buissonnière

 

Quelle en est l’origine ?


L’anxiété, fragilité latente mis en exergue suite à un problème majeur survenu, mais non isolé. Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine d’un refus d’aller à l’école, le plus évident et le plus connu est la difficulté à se séparer de son parent. Mais ce n’est pas le seul annonçant la phobie scolaire. En effet, des difficultés d’apprentissage, une angoisse de rater son contrôle, des propos inadaptés d’enseignants, un incident survenu à l’école plus ou moins violent, du racket,… peuvent jouer un rôle important sur les manifestations physiques de l’enfant en déclenchant une anxiété importante. À savoir qu’à 3 ans la difficulté de séparation est normale. En revanche, si elle perdure, il faut s’en préoccuper.

 

Comment réagir ?

Selon l’âge de l’enfant, le parent peut avoir tendance à pencher plus d’un côté que de l’autre. Le parent est donc pris entre écouter son enfant et satisfaire son envie et passer outre en l’obligeant à aller à l’école (qui est souvent la première réaction).

Ce qui est certain, c’est qu’une écoute et une compréhension de la difficulté de l’enfant doit se mettre en place, il en a besoin.
C’est avec l’aide d’un professionnel du soin psychique, psychologue ou psychiatre ou pédopsychiatre, que cela doit se faire. Il pourra l’aider, vous rassurer, faire le lien avec l’école…

L’éducatif et le soin sont alors à mettre en symétrie.

Le soutenir dans sa problématique ne veut pas dire le conforter dans le fait de ne pas aller à l’école. Au contraire, l’enfant a besoin d’être encouragé dans la démarche scolaire ou professionnelle. De même que justifier son mal par l’incompétence ou l’indélicatesse des enseignants, ou les limites du système scolaire, ne va qu’accroître son sentiment d’insécurité et légitimer sa difficulté. Mis à part l’aspect pédagogique, l’école permet à votre enfant de se sociabiliser. Déceler au plus tôt un terrain d’anxiété, permet de trouver des solutions moindres, comparativement à une phobie scolaire avérée et installée.
Face à certaines difficultés compliquées rencontrées à l’école, il est préférable de favoriser la gestion de situations difficiles avec votre enfant, plutôt que d’envisager un changement d’établissement (sauf cas particuliers, graves). Aussi, il peut être utile voire nécessaire d’impliquer l’école dans certains cas, pour éviter une déscolarisation qui à moyen ou long termes, peut entrainer une désocialisation. Exemple : Kyan 15 ans a montré une angoisse très forte à se rendre au collège peu de temps après une altercation très violente, démentie par l’école. Un changement d’école a eu lieu mais Kyan n’a fait que le premier jour de rentrée dans son nouvel établissement.

Il faut également prévenir les « addictions », car un enfant en voie de déscolarisation ou déscolarisé, ne peut pas combler son inactivité par une utilisation abusive de la télévision, du portable ou de l’ordinateur ni perdre son rythme de vie au quotidien, ou encore diverger de la norme jour / nuit.. Cela peut entrainer une perte de la motivation (école, travail, sport, sorties, envies…), déprime, agressivité…

Si nous analysons les souvenirs que nous avons de nos années d’école, nous nous apercevons que les cours de récréation ont été le cœur d’enjeux importants (à l’époque) sur nos agissements et notre parcours au niveau de nos affects, sentiments...

Votre enfant passe par là, comment le gère-t-il ?

 

 

Retour